| Actualité
L’immobilier résidentiel belge est-il surévalué ?
D’après une étude de la Banque Nationale de Belgique (BNB), les prix en cours sur le marché immobilier résidentiel sont surévalués de 15%. Une étude qui en suit beaucoup d’autres… Immoweb vous les résume.
|
15% ! Voilà chiffrée, par la Banque Nationale de Belgique (BNB), la surévaluation en cours dans le marché immobilier résidentiel belge. Autrement dit, d’après cette enquête intégrée au rapport annuel de stabilité de la Banque, les prix de vente des maisons et appartements étaient gonflés en moyenne de 15% au cours du dernier trimestre de 2011.
Cette étude noire-jaune-rouge, qui suggère aux banques de rester très prudentes dans l’octroi de nouveaux crédits hypothécaires, n’est pas la première à s’intéresser à la « bulle » immobilière belge. Mais, au cours de ces deux dernières années, c’est l’une des moins alarmistes, la BNB pariant sur un atterrissage en douceur du marché. Un scénario que semblent d’ailleurs confirmer les dernières tendances (prix et demande hypothécaire à la baisse).
Surévaluation de 15… à 63%
Pour rappel, fin 2010, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) avait tiré la première la sonnette d’alarme, en indiquant, dans une étude comparative baptisée «Objectif Croissance», que les prix de l'immobilier en Belgique étaient 63% trop élevés par rapport aux prix des locations et 53% trop élevés par rapport aux revenus des ménages.
Alors que d’autres études moins médiatisées parlent d’une surévaluation d’environ 20%, le très sérieux magazine The Economist, lui, a affirmé en avril 2012, dans son rapport trimestriel, que la Belgique se situait dans le top 3 des pays dont le prix des maisons est le plus surévalué au monde. Avec une moyenne de 56% !
Et en mai dernier, Deloitte assurait, dans son premier « Property Index », que le prix des propriétés résidentielles belges n’était pas tant surestimé par rapport au reste de l'Europe. Avec un prix moyen global pour les logements neufs à 2.000 € / m², la Belgique se situerait en réalité juste dans le groupe intermédiaire de l'Europe occidentale, et resterait concrètement moins cher que l'Italie, le Royaume-Uni ou la France. Et d’évoquer un « rattrapage » belge, plutôt qu’une surchauffe.
Et vous, comment interprétez-vous tous ces chiffres ? Quel crédit leur donnez-vous ? Le marché résidentiel belge est-il surévalué ? Et, si oui, de combien ?
N’hésitez pas à réagir à cet article, ci-dessous… ou via notre nouvelle page sur Facebook.
Xavier Degraux
|