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Moyens de protection mécaniques
Les portes et fenêtres ferment toutes les ouvertures de la maison et jouent un rôle important dans la protection de la maison contre l’effraction. La négligence des règles de base en matière de sécurité risquent d’avoir de graves conséquences. |
Nous avons relevé les propos suivants d’un porte-parole des services de police : « La protection contre le vol est une question de changement de mentalité. Il s’agit de sortir gagnant de la lutte contre la menace criminelle permanente. Les victimes potentielles que nous sommes doivent en premier lieu se protéger d'elles-mêmes ». Pour passer à l’action, le voleur choisira la voie la plus facile et celle qui comporte le moins de risques. L’autoprotection active est actuellement une nécessité absolue. Le choix des portes et fenêtres constitue dans cette optique un élément essentiel.
Portes d’entrée et arrière
S’il paraît évident de protéger la porte d’entrée, il en va de même de la porte arrière, car le cambrioleur cherchera toujours l’accès le plus facile (et discret). Beaucoup d’effractions réussissent en fracturant la porte avec un gros tournevis ou un pied de biche. Contre ce genre d’effraction, il est indiqué de renforcer la porte à l’aide d’une serrure de sécurité à plusieurs points de fermeture. Lorsqu’on tourne la clé, la porte se verrouille à plusieurs endroits, généralement trois : au centre, dans le bas et dans le haut.
Ces fermetures multipoints de type "coffre-fort" seront encore complétées par de solides crochets en acier trempé qui assurent une liaison inébranlable de la feuille de porte avec l’encadrement. Compte tenu du poids de l’ensemble, trois lourdes charnières sont indispensables pour suspendre solidement la porte dans son cadre, et des assemblages vissés doivent empêcher le démontage des charnières. Les portes en matière synthétique étant plus fragiles, elles seront renforcées à l’aide d’une tubulure d’acier intégrée dans les profils et continue, même à l’endroit des angles.
Portes anti-effraction
Dans les appartements, il convient de considérer comme porte d’entrée celle qui sépare les espaces communs (le hall) du logement proprement dit. C’est celle-ci qu’il faudra protéger efficacement. Une défaillance fréquente est l’interstice qui se crée au droit des angles lorsqu’on appuie sur la feuille de porte. Un entrebâillement de plus de 2 mm entre la feuille de porte et l’encadrement suffit pour y glisser un pied de biche et forcer la serrure ou déchausser les charnières.
Les portes anti-effraction pallient cet inconvénient avec une fermeture à dix points (4 au centre + 2 x 3 dans le haut et le bas), trois crochets anti-effraction qui préviennent le déchaussement de la porte, des charnières spéciales, une feuille de porte renforcée à l’aide d’une tôle d’aluminium ou d’acier ainsi qu’une quincaillerie de sécurité. Les portes sont livrées et installées avec un cadre en acier pour assurer un ancrage solide dans la maçonnerie. Les portes anti-effraction répondent à la classe de sécurité 3, exigée par les compagnies d’assurances et les autorités.
Ces portes sont aussi résistantes au feu Rf30’ (obligatoire pour les nouveaux appartements) et équipées d’un espion qui permet de voir le visiteur avant d’ouvrir la porte.
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