| Ecologie
Habitation basse énergie
Une maison basse énergie est très bien isolée, équipée d’un système de chauffage à faible consommation et bénéficie d’une bonne ventilation. Quelles sont les normes ? Les entreprises clé-sur-porte construisent-elles des maisons basse énergie ? A quoi faut-il faire attention ? |
Les normes
En Flandre, le niveau E d’une maison basse énergie ne dépasse pas 60 tandis que le taux d’isolation globale est limité à K30. Une maison basse énergie consomme, pour le chauffage, 50 à 60% de moins qu’une maison classique tandis que la consommation est limitée à 50kWh par m² de surface au sol.
En Wallonie et à Bruxelles, les normes sont moins sévères et les maisons qui atteignent un niveau K35 et une consommation annuelle de 60 kWH/m² pour le chauffage sont comptées comme maisons basse énergie.
Le niveau K
Le niveau K est le niveau d’isolation global d’une habitation. Il tient compte des pertes de chaleur par les murs extérieurs, la toiture, le sol et les fenêtres ainsi que de la compacité de la maison. Plus le niveau K est faible, mieux la maison est isolée et moins il y aura de pertes de chaleur.
Le niveau E
Le niveau ou facteur E donne une idée de l’économie d’énergie. Plus il est bas, plus la maison et ses installations économisent l’énergie.
Le niveau du facteur E dépend de plusieurs éléments combinés : les pertes de chaleur (isolation, vitrage, …), les pertes de ventilation, le rendement de l’installation de chauffage et de la production d’eau chaude sanitaire, les gains solaires, les gains de chaleur internes (éclairage, appareils, occupants) et la consommation d’énergie des pompes et ventilateurs.
Conception
- Bonne orientation et construction compacte
- Bonne isolation du toit, des murs et sols
- Vitrage à haut rendement, châssis avec une valeur U améliorée
- Utilisation de l'énergie solaire et d'autres sources énergétiques renouvelables
- Ossature bois, bois massif, maçonnerie traditionnelle, béton cellulaire...
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Isolation
Les épaisseurs requises varient entre 10 et 20 cm. Par exemple :
- Dalle de sol : 10 cm pur
- Murs extérieurs : 10 cm pur
- Toits : 20 cm de laine minérale
- Portes et fenêtres : double vitrage avec une valeur U de 1,1 W:m2K
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En lire plus : Ventilation : quels sont les systèmes existants ?
Prix
En moyenne, le surcoût pour une surface habitable de 150 m2 varie entre 8 500 et 10 000 euros par rapport à une habitation E80 et avoisine 15 000 euros ou plus par rapport à une ancienne maison (E100).
Réduction d’impôts
Pour les nouvelles constructions, les travaux mentionnés ci-dessous entrent en compte pour une réduction fiscale (par maison par an pour toutes les mesures conjuguées) :
- Pompe à chaleur géothermique
- Chauffe-eau solaire
- Panneaux solaires photovoltaïques
La réduction d’impôt pour l’installation d’une pompe géothermique est de 40% de la facture (tva comprise), limitée à 2.830 euros pour l’année fiscale 2011. Lorsque les investissements se rapportent à l’énergie solaire (chauffe-eau solaire et panneaux photovoltaïques), la déduction fiscale maximale est portée à 3.680 euros. A partir de l’année fiscale 2011, la déduction maximale pour un chauffe-eau solaire baisse à 2.830 euros.
Pour la construction d’une maison basse énergie, une réduction fiscale d’environ 300 euros est d’application pendant 10 années successives (le montant indexé pour l’année fiscale 2011 est de 420 euros).
Pour une maison passive, la réduction fiscale pendant 10 ans s’élève à quelque 600 euros (le montant indexé pour l’année fiscale 2011 est de 850 euros).
Cette habitation satisfait-elle aux normes d'avenir ?
Les habitations basse énergie atteignent un niveau E60 et resteront donc conformes aux normes dans les années à venir.
Inconvénients
- Surchauffe en été, si aucune protection solaire n'est prévue.
- Si la maison est équipée d'un système de ventilation avec récupérateur de chaleur, il faut être certain que la mise en oeuvre ait été correctement exécutée. Et convenir d'un contrat d'entretien avec un professionnel.
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Entreprises clé-sur-porte
Plusieurs entreprises clé-sur-porte proposent aussi des maisons à faible consommation d’énergie. Toutefois, il importe d’être vigilant.
Tous les hommes de métier savent que le niveau de la mise en œuvre sur le terrain est faible et que le résultat sur le plan thermique est, dans la pratique, moins bon que les données théoriques.
Prévenez les ponts thermiques car ils font rapidement baisser les performances énergétiques. Ils induisent des problèmes de condensation et réduisent le confort à l’intérieur de la maison. Une analyse des points délicats (raccord mur/plancher, mur/toiture, battée de la menuiserie) et de leur construction est tout aussi importante que la composition théorique des murs. Soyez donc impitoyable lorsqu’il s’agit de la qualité de l’exécution en matière d’isolation. Faites-la éventuellement contrôler par un expert indépendant et n’acceptez aucun défaut d’exécution.
Certains préconisent d’effectuer, après la construction, une thermographie du bâtiment pour contrôler la qualité de l’exécution et détecter les défauts. Hélas, cet examen est effectué à l’aide d’une caméra infrarouge à la fin des travaux, soit trop tard pour remédier à d’éventuels défauts. L’entrepreneur devrait s’engager contractuellement à démonter et reconstruire les parties mal exécutées.
Vérifiez s’il s’agit d’un devis standard et non d’une option facultative en supplément d’un cahier des charges de base qui offre une qualité moindre.
Choisissez des systèmes de chauffage, ventilation et préparation d’eau chaude qui vous permettront d’atteindre le niveau E60. Une maison compacte atteint le meilleur niveau K. Une architecture plus fantaisiste risque d’avoir une influence négative sur les performances énergétiques. Pour toute maison, il incombe d’effectuer un calcul avant de signer un contrat avec l’entrepreneur.
Source : rédaction Tu bâtis je rénove
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