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PVC, alu, bois : même combat ?
Le PVC plastoc ? L’alu trop froid ? Le bois corvée peinture ? Profitons-en au passage pour tordre le cou à certains préjugés dépassés. |
Le PVC
Si les premiers modèles de châssis en PVC donnaient effectivement l’impression d’être aussi solides que des jouets en plastique, on n’en est vraiment plus là aujourd’hui. Grâce à des renforts métalliques placés tant dans les dormants que dans les ouvrants et à des procédés de soudure éprouvés, le châssis en PVC présente désormais la rigidité et la prise en main confortable d’un châssis en bois. Les problèmes de décoloration font également partie dorénavant des mauvais procès puisque la plupart des fabricants garantissent une tenue des teintes pendant au moins 20 ans.
En revanche, contrairement à ce qu’en disent ses inconditionnels, le châssis PVC n’est pas réellement sans entretien et les marques proposent divers produits permettant de préserver au mieux l’aspect initial.
L’alu
Légers, rigides et… catastrophiques du point de vue de l’isolation thermique. Voilà en gros les caractéristiques que l’on a longtemps attribuées à des châssis qui, il est vrai, n’étaient que de simples profilés métalliques, par définition très mauvais isolants thermiques. Grâce au système des chambres multiples (zones d’air emprisonné) et surtout à la coupure thermique, les châssis en alu font aussi bien que leurs concurrents. La rigidité et la légèreté des profilés alu en font un choix privilégié pour des châssis mobiles de très grande taille, notamment pour les portes-fenêtres coulissantes. Quant à la tenue dans le temps de l’alu, elle n’est plus à démontrer. On l’utilise même en couverture partielle ou totale de châssis en bois ou en PVC.
Le bois
Les meilleurs châssis en bois actuels font appel à la technique du lamellé-collé, consistant à superposer par collage plusieurs strates de bois orientées perpendiculairement les unes aux autres de façon à équilibrer les tensions et obtenir un châssis d’une grande stabilité dimensionnelle. Seules les deux couches extérieures sont faites de l’essence choisie par le client. Pour renforcer le tout, l’assemblage peut se faire par microdentures ou par fraisage en sillons, deux procédés qui assurent un meilleur emboîtement et augmentent la surface de collage entre les strates.
Avant de sortir des ateliers de production, les châssis de bois subissent une double imprégnation à cœur (fongicide et insecticide) et sont généralement revêtus d’une première couche (primaire) décorative, voire des couches de finition au choix du client.
Il est vrai que les châssis en bois réclameront un rafraîchissement de la lasure ou de la peinture après un certain nombre d’années, variable en fonction de l’exposition au vent, au soleil et aux intempéries, mais si l’on s’y prend à temps, la tâche consistera simplement à dépoussiérer et égrener la surface avant d’y appliquer une nouvelle couche de protection aqueuse à séchage rapide. Vous pouvez aussi opter pour une essence de bois tropicale telle que le padouk, qui ne réclame aucun entretien de conservation car il est insensible aux ennemis du bois de nos régions. En revanche, il a tendance à se dépigmenter à la longue, au même titre que les autres essences de bois. Dès lors, si l’on accepte la décoloration (grisonnement progressif), on peut le laisser sans entretien.
Source : rédaction Tu bâtis je rénove
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