Article du dossier : Guide d'achat résidence secondaire en France

Conseils pratiques

Bien financer sa seconde résidence

Un des aspects les plus cruciaux est, évidemment, de s'assurer que vous avez les fonds suffisants pour payer votre nouvelle propriété.

 

Vous devez vous assurer que vous avez assez d'argent pour couvrir non seulement le prix d'achat, mais également tous les coûts annexes: les frais de notaire, les frais d'hypothèques, les impôts et droit d'enregistrement, etc,... qui vont augmenter la facture de 5 à 10%. D'autant que les nouvelles mesures fiscales relatives relatives aux ressortissants étrangers possédant une seconde résidence en France ont été largement revues à la hausse...

Pour financer l'acquisition de votre bien, vous pourrez soit vous adressez à un banquier français soit un banquier belge. Chacun présentant ces avantages et inconvénients.

Emprunt en Belgique ou en France ?

Au cours de ces dernières années, le marché du crédit hypothécaire local en France pour des non-résidents s'est rapidement développé et offre des solutions intéressantes et prend sans aucun problème une garantie via une hypothèque sur le bien que vous souhaitez acquérir. Cependant, la banque locale ne vous connaissant pas et n'ayant aucune vue ni sur votre patrimoine hors France ni sur votre salaire perçu en Belgique, les formalités administratives à accomplir sont longues et lourdes.

Les emprunts peuvent être de type fixe ou variable, classique ou à terme fixe (remboursement uniquement des intérêts) et la durée peut aller jusqu'à 30 ans. La règle générale en France est que vous pouvez emprunter jusqu'à 80% du prix d'achat alors que la somme de tous vos paiements d'hypothèque et autres dettes ne peut pas excéder 35% de votre revenu brut.

Vous pouvez aussi opter pour le financement de votre emprunt via une banque belge.

Il est important de savoir que la banque n'ayant pas la possibilité de revendre le bien hypothéqué en cas de défaut de payement de l'emprunteur exigera d'autres garanties : mise en hypothèque d'un immeuble situé en Belgique, mise en nantissement d'un portefeuille de titres ou d'une assurance groupe, etc. Afin d'éviter l'inscription hypothécaire et les frais qui y sont liés, vous pouvez souscrire à une assurance crédit avec une promesse d'hypothèque.

En général, la banque belge ayant une bonne vue sur votre patrimoine et salaire, les formalités administratives requises sont moindre que celles imposées par la banque française. En Belgique, vous retrouvez les types fixe ou variable, classique ou à terme fixe et la durée peut aller jusqu'à 40 ans avec une limite de 70 ans à l'échéance.

Enfin, si vous êtes propriétaire d'une société ayant accumulé une somme importante de capital au cours du temps, vous pouvez aussi utiliser les fonds propres de votre société en Belgique pour financer l'achat à l'étranger. Votre société joue ainsi le rôle de banquier et peut vous offrir des conditions particulièrement avantageuses mais qui doivent être alignées avec le marché.

 

Dans tous les cas, une acquisition immobilière à l'étranger n'est jamais chose facile. Pour éviter de se lancer dans l'aventure à l'aveuglette, il est vivement conseillé de contacter une société belge spécialisée pour définir la meilleure structure de financement de cette acquisition.

 



Et vous, qu'en pensez-vous?